Mission réalisé – Les fables géométriques – Fantome

de | 12 novembre 2016

Projet : «Les Fables géométriques» dit « Le Petit Perret des Fables »
Série d’animations 3D
Entreprise : Fantôme
La France, pionnière de la 3D. Les productions les plus célèbres sont celles de la société Fantôme.
Les Fables géométriques, adaptées des Fables de La Fontaine, ont demandé trois ans de travail
pour aboutir en 1992 à une série de 50 épisodes de trois minutes en version courte et cinq
minutes en version longue.
Rôle :
Interventions en tant qu’infographiste 3D (modélisation 3D et création du rendu
de certaines scènes) sur plusieurs fables : série II  (le loup, la chèvre et le chevreau), série III (le coq et la perle), série IV (le corbeau voulant imiter l’aigle)
                                                                                Synopsis
fables%20g%e9om%e9triquesLa série « Les fables géométriques » est l’adaptation des fables de la Fontaine. Les textes sont pastichés par Pierre Perret et le dessin animé est complétement réalisé en image de synthèse (des formes géométriques en 3D, qui servent de base a représentation des personnages et des décor
La diversité des situations et des personnages, l’humour omniprésent et toujours juste, offrent un résultat qui est d’autant plus efficace qu’il restitue parfaitement le déroulement et la morale finale des fameuses Fables…devenues géométriques
Diffusion 
Télévisuelle : 5 x10 épisodes, « Le Petit Perret des Fables » entre 1990 et 1993  sur Canal+, France 3. et X  télévisions étrangères
Publications :
+ 3 livres « Le petit Perret des fables » Aux éditions Jean-Claude Lattès
+ Vidéo : 5 vidéos cassettes vidéos « The géométric Fable » édition Canal + et René Chateau
Récompenses :
Plus de 40  récompenses internationales dans de nombreux festivals à travers le monde
+ Grand prix de la fiction à Paris-Cité (1990)
+ Sélection Siggraph à Dallas (1990), Chicago (1992), Hiroshima (1992), Annecy
+ Prix catégorie fiction à Imagina – Fables géométriques (animation 3 D), 1992,
+ Emmy Award
Versions :
+ Versions disponibles : Française, Japonaise, Allemande, Espagnole, Portugaise, Anglaise
Sociétés de production : Canal+, Fantôme animation, Neuroplanet, RTBF
Producteur : Canal+, INA, FR3, RTBF, Club Investissement média, La cinquième , Disney Chanel France
Consultable sur internet
Sur YouTube
+ Les animations
+ Eléments de travail
http://www.planete-jeunesse.com/sources/series.php3?cle=832&sec=3
http://histoire3d.siggraph.org/index.php?title=Les_fables_g%C3%A9om%C3%A9triques
http://histoire3d.siggraph.org/index.php?title=Medialab
http://histoire3d.siggraph.org/index.php?title=Thomson_Digital_Image

La France, pionnière de la 3D

Dans le domaine de la 3D, la France a développé un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Elle possède de nombreuses entreprises spécialisées dans ce secteur, avec souvent une compétence hybride 2D/3D. L’expérience accumulée permet aux prestataires français de maintenir une certaine avance par rapport à la concurrence étrangère, américaine en particulier. Les séries d’animation en 3D qui ont été menées à terme sont majoritairement françaises.

Les productions les plus célèbres sont celles de la société Fantôme. Les Fables géométriques, adaptées des Fables de La Fontaine, ont demandé trois ans de travail pour aboutir en 1992 à une série de 50 épisodes de trois minutes en version courte et cinq minutes en version longue. Puis, produite entre 1993 et 1996, la série Insektors I et II (26 x 13′) a montré les progrès réalisés en quelques années au niveau du graphisme. Elle constitue la preuve que la technique peut se soumettre à la créativité lorsque les outils technologiques sont suffisamment maîtrisés.

La société Fantôme a été créée en 1985 par Georges Lacroix et Renato. Sa célébrité est due à la création et au succès de plusieurs séries pour la télévision : Les Fables géométriques, Insektors, Tous sur orbite. Fantôme, à l’instar de la plupart de ses confrères, a développé ses propres logiciels. L’entreprise offre de cette manière une compétence unique et donne une plus grande souplesse à ses réalisations. Son chiffre d’affaires est passé de 2 millions de francs en 1985 à 18 millions en 1994. Malgré la réussite internationale, les difficultés financières de la société ont récemment mis en péril sa viabilité. Au mois d’avril 1998, la société devait déposer son bilan au tribunal de commerce de Nanterre (35). Elle a finalement trouvé une solution de redressement. Une société de jeux vidéo a accepté de la racheter. Trois séries sont d’ailleurs en cours de réalisation ou en préparation (36) : Histoires de crayons (50 x 2′), Girafes d’après Mordillo en coproduction avec la société canadienne Cactus, et Insektors III (13 x 26′).

Les difficultés financières rencontrées par la société Fantôme ont convaincu la profession de lancer un appel aux pouvoirs publics par l’intermédiaire de Catherine Trautmann, ministre de la Culture. Neuf sociétés (Buf Compagnie, Duran Duboi, Ex Machina, Fantôme, Gribouille, Mac Guff Ligne, Medialab, L’Usine à Images, ZA Productions) veulent proposer aux pouvoirs publics une plate-forme de revendications visant à développer le secteur des nouvelles technologies, de l’animation et des effets spéciaux. « Elles représentent un chiffre d’affaires de 254,5 millions de francs en 1996 (contre 192,5 millions de francs pour 8 sociétés en 1994) et emploient 391 personnes en moyenne (255 en 1994) » (39).

Georges Lacroix, directeur de la société Fantôme, déplore depuis plusieurs années le manque de soutien des pouvoirs publics et des organismes de financement : « Je reconnais que c’est grâce au CNC et à l’Ifcic [Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles] que nous existons encore aujourd’hui. Mais ils n’ont pas les moyens de favoriser un vrai démarrage du secteur, que les banques et les investisseurs considèrent encore comme à risque, alors qu’aux Etats-Unis, ils ont compris que les nouvelles images c’était l’avenir » (40). Un investissement plus important de la part du CNC et de l’Ifcic aiderait les entreprises à développer des projets à plus long terme, encourageant ainsi la créativité et le maintien en France des étudiants formés aux nouvelles technologies.

En définitive, la situation actuelle de l’animation 3D ressemble à celle de l’animation traditionnelle au début des années 1980. On peut donc espérer qu’un effort de relance de la part des pouvoirs publics permettra aux chaînes de télévision de diffuser un nombre croissant de séries d’animation 3D. La volonté d’exploiter un secteur aussi dynamique s’affirme en particulier dans des projets liés aux plans de développement régionaux. Plusieurs villes se concurrencent : Valence, Montpellier, Arles, Valenciennes et Angoulême qui semble la mieux placée pour devenir la capitale des métiers de l’image.

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